Cela faisait deux ans que je vivais le parfait amour et la parfaite vie ; celle d'une femme heureuse et amoureuse, une mère aimante. Cette vie, je ne l'avais jamais rêvé ainsi, de vivre avec des êtres que nous aimons tant. Ce fut Edward qui me fit sortir de mes songes. Dans notre lit (habillé), dans notre maison, le bonheur et l'amour étaient l'emblème de notre vie.
- Bella, m'appela Edward. Allez, debout ! Avant que je ne puisse lui répondre, il approcha ses lèvres contre mon visage, son haleine m'emprisonna dans un tourment de désirs. Ses lèvres descendaient pour dégrafer mon soutien gorge. Petit à petit, nous fûmes tout deux presque nus. Avant que l'envie s'empara de nous, le téléphone vibra. D'un coup de pied, mon époux le mit part terre. Nous rîmes de tout c½ur, pas assez fort pour ne pas réveiller Renesmée, notre chère enfant. Le téléphone sonna une deuxième fois. Arrêtant tous mes gestes pour prononcer ma première phrase de ce jour si sublime.
- Allez chéri, essayai-je de prononcer entre les baisers d'Edward, soit raisonnable et répond.
A mon grand étonnement, il se leva et m'annonça d'une voix si sensuelle...
- Tu veux que je sois raisonnable, quand il me prit d'un geste si vif et commença à arracher le reste de mes pauvres habits. Et bien, continua-t-il, ton mari est très raisonnable car il s'arrêtera là mais attends-toi à la suite.
- Oh ! Mais c'est que tu es charmant de me prévenir, dis-je avant d'entrer tout deux dans un fou rire, mais il fut de courte durée car Renesmée commença à se lever et de plus le téléphone sonna une nouvelle fois. Nous nous relevâmes, Edward prit le téléphone et commença à parler. Je mis sa chemise sur moi et allai retrouver ma fille chérie. Nessie avait si changé depuis plus d'un an, elle avait grandi. Ses cheveux étaient si longs et si beaux. Celle-ci était surement la plus gâtée des enfants car ses tantes la pourrissez horriblement. Elle était aussi la seule petite fille d'apparence de six ans mais seulement, en réalité, elle en avait deux ans. Cette petite avait la plus grande garde robe.
Quand je fus rentrée dans sa chambre ; comme tous les matins, j'ouvris les tentures, laissant entrer le soleil. Quand elle me vit, elle cacha ses beaux yeux, certainement dû à ma peau qui brille. Quand je la vis sourire, je n'eus pas le courage de parler. Tout ce que je fis, c'est que je l'ai prise dans mes bras, l'embrassant et lui chuchotant à ses oreilles que je l'aimais tant. Depuis le départ de Jacob, elle ne prononçait plus jamais un mot mais là je sursautai. De sa voix enfantine, elle prononça son premier mot :
- Je t'aime maman.
Mais elle ne continua pas. Plaçant ses mains sur mes joues, elle fit défilé son père, moi, Alice,... Quand ce fut le tour de Jacob, je ne pus m'empêcher de montrer ma tristesse, celle que ma fille éprouvait aussi.
- Ne t'en fais pas, il sera bientôt de retour avec nous, laisse-lui le temps de gérer et réfléchir, lui chuchotai-je.
- J'espère, dit-elle.
Quand la porte s'ouvrit, Edward commença à éblouir au soleil ; il est si magnifique. Je me demande toujours comment ce fait-il qu'il est le mien. Encore une fois, il me fit sortir de ma rêverie.
- Bella, mon amour ? demanda-t-il. Vous êtes prête ?
- Prête ? m'étonnai-je. Mais pourquoi ?
- Alice a appelé, on se rejoint à la villa blanche. Alors, continua-t-il, me laisse-tu porter notre fille, pour que tu ailles t'habiller. Je ne veux surtout pas te voir avec ma chemise, dénudée en dessous et regarder.
- Mon mari serait-il jaloux ?
- Non. Juste amoureux, termina-t-il en souriant.
Alors je partis me doucher en quittant la chambre de ma fille par un baiser sur son front et un doux et amoureux baiser à mon époux. Je ne sais pas pourquoi mais aujourd'hui, je sentais des tensions dans la maison. Quand je fus prête, j'entendis le moteur de la Volvo. Avant de me retrouver mes amours dans la voiture, je filai prendre mon sac et autres bricoles. Je m'attardai sur une photo de nous à notre mariage tandis que pleins de souvenirs humains me revinrent à la tête. Quand un klaxon me fit sursauter, je courus vite vers la voiture. En entrant, je vis Edward me sourire comme jamais et ma petite fille derrière était sur son siège. Elle était si belle. Je me retournai devant.
- Edward, pourquoi on ne court pas ? lui demandai-je.
- Eh bien, hésita-t-il, tu le sauras à la villa. Surprise ! Soit patiente chérie, me renchérit-il en me caressant la main qui était posée sur sa cuisse. Dans la voiture, le calme était bien là. Edward s'amusait à faire des cercles concentriques sur ma paume. Quand tout un coup, le calme fut coupé par une voix enfantine.
- Maman, papa, chatonna Nessie. Tous deux nous nous retournâmes vers Nessie et nous fûmes si étonnés. Jacob me manque continua-t-elle avant de verser quelques larmes.
Edward et moi nous nous regardâmes et comme s'il avait deviné ce que je pensai, il s'arrêta tout de suite et nous regardâmes notre fille qui versait encore quelques larmes. Edward commença le premier à prendre la parole.
- Écoute ma chérie. Et en un rien de temps, elle fut sur ses genoux. Tu ne dois pas pleurer, Jacob reviendra, il t'aime tant.
Elle ne dit pas un mot mais plaça ces petites mains sur ses joues et ils commencèrent à rire tout deux en c½ur.
- Bon, les arrêtai-je, je vous aime bien mais je vais prendre le volant si tu ne la lâche pas.
Ils rirent tout deux et Edward me passa Nessie. Je la berçais dans mes bras qui la protégeaient tant. Elle fut bientôt tombée dans le monde des rêves mais elle se leva si vite quand elle aperçue Alice sautillai sur le perron.
- Ah ! Ils sont enfin là, cria-t-elle.
Quand nous fûmes sortis de la voiture, Esmé vint à nous en nous enlaçant.
- C'est bon de vous revoir, dit-elle.
- Mais, ils sont là, intervint Emmett. Vous avez du retard mais j'ai bien l'impression qu'ils en ont profiter... Ils ont enfin tiré leur coup.
Il fut tapoté à l'épaule par Rosalie. Si j'étais humaine je serais occupée de rougir. Mais bon, malgré cela Edward l'avait compris.
- Emmett, tu insinus encore quelque chose et je t'expulse, cria-t-il.
- Oh mais, répondis Emmett, rien par rapport à toi mais à ta chère femme maladroite.
- Laisse mon épouse maladroite et occupe-toi de ta miss beauté.
Le grognement de Rosalie se fit entendre alors que derrière ses blagues, Edward et Emmett se firent un câlin d'homme. Des rires dans toute la villa raisonnèrent. Nessie sorti de mes bras pour aller embrasser tout le monde.
- Carlisle arrivera bientôt, dit Alice, nous pourrons partir.
- Mais où allons-nous ? demandai-je.
- Voilà une bonne question, dit tous en c½ur Alice, Esmé et Rosalie.
- Attendez, cela insinue que seulement les gars le savent ?
- Oui, répondit Esmé, pour une fois que nous avons une surprise.
- Pfff, soupira Alice, même que je n'ai même pas pu faire mes valises, seul les garçons ont fait les valises.
- Eh bien, raisonna la voix de Carlisle, les filles sont pressées.
Avant de continuai sa phrase, il alla embrasser Esmé et puis Nessie ainsi que moi et une tape à l'épaule d'Edward. Au lieu de parler, ils prirent les bagages et les clés de leurs voitures.
- On y va, sourit Alice en sautillant.
Nous entrâmes tous dans nos voitures respectives. Moi, Edward et Nessie dans la Volvo. Carlisle et Esmé dans la Mercedes noire et Jasper, Alice, Rosalie et Emmett prirent la décapotable rouge de Rosalie.
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Bisoux, bisoux... S.